Arthur Pendragon

Arthur Pendragon

Arthur Pendragon, Roi de Logres

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Roi de Logres

Autre(s) nom(s) :
Arturus (nom romain)

Surnom(s) :
Le Sanglier de Cornouaille,
Le Juste

Interprété par :
Alexandre Astier

Le personnage

À retenir

Roi de Logres, Arthur règne de façon juste et équitable sur les royaumes fédérés d’Irlande, Carmélide, Calédonie, Orcanie, pays de Galles, Gaunes, Armorique et Aquitaine. Officiellement sous la domination de Rome, Arthur est en réalité presque totalement libre de ses actes ; il entretient une relation relativement cordiale avec les derniers occupants romains, sans toutefois se laisser dominer. Marié à Guenièvre, il n’apprécie guère sa femme qu’il considère plus ou moins comme une cruche, bien qu’à tort en quelques occasions. Il trouve le réconfort affectif que ne lui procure pas son mariage auprès de ses maîtresses, notamment la jeune Démétra qu’il semble le plus apprécier.

Arthur gouverne à sa manière, en souplesse, laissant à chacun sa chance et aidant son prochain. Cela lui vaut la bienveillance du peuple qui, malgré les difficultés régulières − pauvreté, hygiène, invasions barbares − le considère comme un bon souverain, d’où son surnom du « Juste ». Cette façon de gouverner lui vaut par contre le mépris d’une partie de son entourage. Son fidèle ami Lancelot n’aime pas la façon du roi de composer avec les bonnes volontés qui l’entourent, même si elles sont incompétentes, et son beau-père Léodagan supporte difficilement sa souplesse dans l’exercice du pouvoir.

Facilement porté à la dépression, Arthur tente de garder le moral et de faire son travail du mieux qu’il peut, mais considère sa vie avec un regard sévère et parfois amer.

Le bâtard

Le petit Arthur, porté par Merlin, retire Excalibur du rocher

Le petit Arthur, porté par Merlin, retire Excalibur du rocher

Conçu par traîtrise, Arthur est le fils bâtard du terrible Uther Pendragon. Épris de la femme de son meilleur ami le seigneur Gorlois, c’est grâce à Merlin qu’Uther, au moyen d’une potion de polymorphie, parvint à ses fins : prenant l’apparence de Gorlois, il séduisit Ygerne, et de cette union naquit le petit Arthur.

Pour sa propre sécurité, Arthur ne connut jamais son père, qui d’après Ygerne ne l’aurait jamais laissé en vie ; il fut confié à Merlin qui lui trouva un père adoptif en la personne d’Anton, un chevalier-fermier qui prit soin de lui durant sa petite enfance. Anton est resté marqué à vie par les quelques années que vécut Arthur sous sa protection, et supporta mal le départ prématuré du petit garçon. En effet âgé quatre ans Arthur a réussi l’impensable : il a retiré Excalibur du rocher, l’épée magique qui révèle au monde l’élu des dieux qui régnera sur la Bretagne. Ygerne, pour le protéger des foudres d’Uther que l’exploit du rocher vient de détrôner, prend la décision d’envoyer son fils loin, très loin : à Rome. Lorsqu’on l’arrache à son père adoptif, Arthur a six ans. Anton et Keu ne se remettront jamais de cette séparation.

Le soldat anonyme

L’enfance d’Arthur à Rome est un mystère dont il ne parlera qu’à de rares personnes, au crépuscule de sa vie. Il semble avoir passé la totalité de sa jeunesse et de son adolescence dans la même caserne de la Milice Urbaine de Rome, à l’exception de trois années qu’il a passées dans la Légion en Afrique. Arturus, son nom romain, est un jeune homme réservé, un peu renfermé et mélancolique, parfois brusque, et doté d’une bonne dose de répartie ; apprécié de ses camarades soldats, il lit beaucoup, développant de bonnes connaissances en stratégie, ce qui lui vaut un certain respect de sa hiérarchie, qui trouve toutefois qu’il réfléchit trop pour un simple soldat et voit mal ce que pourra être son avenir au sein de la Milice.

Arturus, simple soldat de la Milice Urbaine à Rome

Arturus, simple soldat de la Milice Urbaine à Rome

La vie d’Arthur change brutalement quand le Sénat décide de s’en mêler en la personne de Lucius Sillius Sallustius. Acculé par les Sénateurs qui le soutiennent dans sa course vers le sommet de l’état, Sallustius s’intéresse à la légende de l’épée des rois, une épée plantée dans un rocher et qui conférerait à celui qui l’en retire le titre de Roi de Bretagne. L’Empire piétine dans cette province, ne parvenant pas à imposer sa suprématie depuis son arrivée trois siècles plus tôt ; placer un breton romanisé à la tête du pays en guise de prête-nom permettrait aux sénateurs de sauver la face, et cela tombe bien, Arturus est un breton romanisé. Simple soldat, le voilà soudain bombardé centurion, puis général, et enfin Dux Bellorum, maître de la Bretagne, en tout cas au nom de Rome.

Tout va très vite : Arthur rencontre César, retrouve Merlin, la Dame du Lac lui apparaît ; il apprend peu à peu qui il est réellement, d’où il vient. Il entrevoit désormais les difficultés qu’il va devoir affronter en Bretagne, et cherche des idées. Il impressionne la Dame du Lac et Merlin en leur faisant part de son plan de futur gouvernement. Le jeune homme, habitué à la bureaucratie romaine, souhaite composer avec toutes les bonnes volontés. Il veut que chacun ait une chance de participer, d’aider. Il demande ainsi à Merlin de parcourir le futur royaume afin d’annoncer l’arrivée prochaine du fils Pendragon, et d’encourager les volontaires à effectuer une quête, un fait d’arme glorieux qui prouvera leur valeur et leur donnera une place à ses côtés. Mais il doit accepter un détail particulier : la Carmélide ne rejoindra la fédération que s’il épouse la fille du roi de Carmélide, la princesse Guenièvre.

Plutôt beau garçon, Arthur a du succès auprès de la gente féminine romaine, sans trop y accorder d’importance d’ailleurs, ce qui n’est pas sans décevoir Julia, une amie de la compagne de son meilleur ami Apius Manilius ; l’idylle tourne court lorsqu’on l’envoie recevoir l’instruction d’une dame de la haute société afin de combler ses lacunes en culture générale : le jeune Arturus tombe rapidement amoureux de sa préceptrice, et ne tarde pas à la demander en mariage.

Arthur, Dux Bellorum

Arthur, Dux Bellorum

Déjà mariée à Manius Macrinus Firmus, Aconia refuse dans un premier temps avant de se raviser, séduite par l’idée et par son élève ; le mariage est célébré par le Père Blaise devant quelques amis, dont le Maitre d’Armes et Merlin, venus à Rome pour rencontrer le futur roi. Arturus, qui deviendra bientôt Arthur, tente de faire sortir ses anciens camarades de leur vie sans avenir à la Milice, faisant de Manilius son bras-droit, mais les choses se précipitent.

En Bretagne, les chefs de clan mènent toujours la vie dure aux troupes romaines, et préparent l’arrivée du fils Pendragon. Arthur pose le pied sur sa terre natale pour la première fois depuis quinze ans, et retire l’épée du rocher sans difficulté, devenant ainsi légitimement et aux yeux de tous, le nouveau roi de Logres. Mais alors que Rome, en la personne de Sallustius, triomphe en songeant à la Bretagne enfin acquise, Arthur leur coupe l’herbe sous le pied ; la Bretagne n’est plus romaine. Son roi est Breton et reconnu comme tel, aussi bien du peuple que de Rome. Les sénateurs reconnaissent leur défaite, mais promettent à leur ancien protégé de lui faire payer sa traîtrise. Arthur et Manilius prennent tout de même le risque de retourner à Rome chercher leurs femmes ; Arthur reviendra seul en Bretagne. César s’est donné la mort, l’Empire sombre dans le chaos ; Aconia est partie avec son mari pour ne jamais revenir. Hormis Caius, Arthur ne reverra jamais ses connaissances à Rome. C’est donc totalement déraciné qu’il retourne en Bretagne, et qu’assisté des chefs de clan et des chevaliers recrutés durant les premiers jours de son règne il va bâtir Kaamelott et unifier le royaume.

Le roi progressiste

Arthur se montre d’emblée un souverain juste et équitable, à l’écoute de son peuple et de ses ministres, magnanime dans ses décisions et souple sur bien des points. Réfractaire à la torture, hostile à la peine de mort, opposé à l’esclavage, pratiquant la polygamie, il n’est pas particulièrement opposé à l’homosexualité ou à la religion, qu’elle soit polythéiste ou monothéiste. Il tâche de gouverner du mieux possible avec ceux qui l’entourent, y compris les plus mauvais, ce qui lui vaut régulièrement les critiques et moqueries de ses ministres les plus fins intellectuellement.

Arthur, chef de guerre et roi de Logres

Arthur, chef de guerre et roi de Logres

Arthur a la charge de mener la Quête du Graal. Il a construit pour cela la forteresse de Kaamelott, la Table Ronde, et il organise le royaume autour de cette symbolique de la quête, avec beaucoup de difficultés. Les premières années de son règne mêlent de fières épopées chevaleresques à la découverte de trésors et des combats monstrueux à des préoccupations plus terre à terre telles que la défense du royaume contre les incursions barbares ou les problèmes agricoles rencontrés par les paysans.

Mais plus le temps passe, plus les difficultés s’accumulent ; l’amitié du fidèle Lancelot se ternit, et finit par tourner progressivement à la rancœur puis à la haine, le Chevalier Errant reprochant principalement au roi sa faiblesse qui le pousse à garder des faibles à ses côtés pour la quête du Graal. Les ministres les plus compétents, quand ils ne tirent pas au flanc, lui mettent carrément des bâtons dans les roues… Certains vont même jusqu’à le trahir ouvertement : Lancelot quitte définitivement Kaamelott, soutenu par le roi Loth. Arthur sent qu’il perd peu à peu la maîtrise de son existence.

L’homme perdu

Marié à Guenièvre dans le seul et unique but de faire entrer la Carmélide dans la fédération, Arthur n’aime pas sa femme et la supporte plutôt difficilement bien qu’elle parvienne parfois à le surprendre positivement. La reine est pourtant un soutien quand le roi est aux tréfonds du désespoir, mais son manque d’amour se reporte d’avantage sur ses maîtresses. L’héritier est d’ailleurs un sujet régulier de discorde au sein de la famille royale, les parents de la Reine désireux d’ajouter le statut de grands-parents du dauphin à leur tableau de chasse en sus de parents de la reine et beaux-parents du roi. Arthur a promis à Aconia qu’il ne consommerait jamais son mariage, il ne peut donc toucher Guenièvre, avec les conséquences naturelles sur l’apparition d’un éventuel héritier que cela engendre ; il peut toutefois avoir autant de maîtresses qu’il le désire, mais là non plus, point d’héritier en vue. Un brève histoire d’amour avec Dame Mevanwi, la femme du chevalier Karadoc, ne lui apportera guère plus de réconfort affectif, et provoquera encore d’avantage de dégâts à la tête du royaume.

Arthur, désespéré, en quête de sa descendance

Arthur, désespéré, en quête de sa descendance

Cette absence de descendance, combinée à la situation périlleuse du royaume, hante Arthur, qui craint d’être stérile et se retrouve dépassé. Lorsqu’une nouvelle fois, la crise du royaume l’amène à replanter Excalibur dans le rocher pour montrer au peuple qu’il est bien l’élu, Arthur jette l’éponge. Refusant de tenter sa chance au rocher, il prétend auprès de tous qu’il a échoué, et abandonne le trône de Logres. Le royaume est sans roi, et les évènements à venir ne font rien pour aider le roi démissionnaire, sinon le conforter dans sa décision. Un matin, Arthur quitte la forteresse qui symbolise sa raison d’être, et part en compagnie de sa femme chercher son hypothétique progéniture.

Mais les dieux en ont décidé autrement ; Arthur n’a pas d’enfants, et une sombre manipulation divine le lui fait clairement comprendre. Seul, épuisé, démoralisé, Arthur rentre penaud à Kaamelott. À l’instant de César, quinze années plus tôt, c’est dans sa baignoire que le roi Arthur s’entaille les poignets, se laissant lentement mourir. Or les dieux n’en ont pas fini : Lancelot, venu tuer son ennemi juré, reçoit un choc en voyant son ancien ami aux portes de la mort et le sauve, guérissant ses plaies par magie.

Le retour du roi

Arthur a survécu à sa tentative de suicide mais ne s’en remet pas ; il a perdu beaucoup de sang, et surtout la volonté de vivre. De longs mois s’écoulent alors qu’il dépérit dans une chambre sombre à Tintagel, dictant ses mémoires au Père Blaise, dormant presque tout le reste du temps. Le jour où Lancelot, à qui il a confié les pleins pouvoirs, débute son règne de la terreur, Arthur fuit. Isolé, abandonné de tous, c’est finalement avec l’aide de Venec que l’ancien roi prend le chemin de Rome pour échapper aux sbires du nouveau maître du royaume. La cité a bien changé, sombrant peu à peu dans le chaos, mais il trouve refuge dans la villa Aconia, où il se repose un long moment avant de préparer son retour.

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3 réponse à “Arthur Pendragon

  1. Pierre dit :

    Merci beaucoup pour cet article super complet ! Juste une petite remarque : il y a une faute d’orthographe au paragraphe « L’homme perdu » où il est écrit « À l’instant de César » au lieu de « À l’instar de César ».

  2. Franck dit :

    Super article très bien écrit. Bravo et merci !

  3. maxence dit :

    Super article j’ai & exposer a faire sur ce sujet cette article m’aide beaucoup

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