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Interview

Alexandre Astier a été interviewé par le site imédia à l’occasion du festival de la BD d’Angoulême. On y apprend après les blablas habituels des détails intéressants : oui, il y aura un film, mais pas avant 2010. La BD sera divisée en 3 tomes, et le prochain sortira en Automne 2007. Enfin, un jeu vidéo serait toujours en négociation, car Monsieur Astier voudrait un produit de qualité, ce qui est en effet très rare quand il s’agit d’une adaptation d’un film ou d’une série. Voilà l’interview en question:

imédias : Vous voilà donc à Angoulême en tant que scénariste de bande dessinée. C’est votre 1ère visite au Festival ?
Alexandre Astier : Oui, c’est la toute 1ère fois. Je ne suis pas l’actualité de la BD. Je suis un amateur de bande dessinée, mais pas un spécialiste. J’en ai d’ailleurs une vision très surannée. Je me souviens simplement de la bibliothèque de mes grands parents, Tintin, Astérix, etc, des ouvrages très classiques.

Dans ce cas, d’où vient l’idée de sortir une bande dessinée ? A qui doit-on cette initiative ?
Je ne l’ai pas proposé. L’idée m’a d’abord été suggérée, quasiment dès le lancement de la série, mais j’ai refusé. Il s’agissait de sortir un « cartoon » chez Jungle (NDLR : une filiale de Casterman) en ramenant les personnages à leur caricature. Le projet ne m’a pas plu du tout. J’avais déjà lu des trucs de chez Jungle, et je n’avais pas envie de faire ça. Ensuite, c’est moi qui suis revenu sur l’idée, en disant : « On prend le temps de trouver un bon dessinateur, et on la sort plutôt chez Casterman ». On a lancé des tests sur une page de script. C’est Steven Dupré qui a retenu notre attention. Il ne connaissait pas la série. Il a donc su garder son autonomie artistique.

En effet, il y a une vraie tendance aujourd’hui à sortir des bandes dessinées tirées de programmes télévisés ou de people, comme Samantha, Caméra Café, Joséphine Ange Gardien, Jean-Marie Bigard, Shirley et Dino, ou même Koh Lanta et Fort Boyard. Vous posez un regard critique sur ce phénomène ?
Moi, je ne critique rien, mais je voulais faire quelque chose que j’aurais aimé lire par la suite, quelque chose qui me corresponde. Qu’il y ait des produits dérivés, aujourd’hui, c’est une évidence. Ce qui est dangereux, c’est un produit uniquement dirigé par d’autres. Alors soit on prend le train, soit on ne le prend pas.

La BD s’adresse-t-elle plus aux bédéphiles ou uniquement aux fans de la série télé ?
Aux deux. La BD est tout à fait accessible à ceux qui ne regardent pas Kaamelott. Contrairement au film que je prépare, ce n’est pas la suite de la série télé. Pour comprendre, il faut juste connaître un minimum l’histoire du Roi Arthur. Et en même temps, on voit les personnages évoluer dans un environnement nouveau. C’est un plus pour les fans. Ici, Arthur et sa bande sont plongés dans une vraie aventure avec un début et une fin.

Il y a donc de vraies différences entre la série et son dérivé BD ?
Avec la BD, je n’ai donné aucune limite à mon imagination. Cet album là, il est allé tout de suite là où je ne pouvais pas aller avec la télévision. Les scènes se déroulent en extérieur. Les chevaliers de la table ronde affrontent une armée de morts vivants. Dans leur aventure, ils sont pris dans une avalanche. Je ne m’autorise pas à avoir ces idées là pour la télévision, parce que ça coûte un max de fric à l’écran.

Vous parliez d’un film à venir. Vous avez d’autres projets encore avec Kaamelott ?
Oui, le film est prévu, mais pas avant 2010. Côté BD, le prochain et avant dernier tome de Kaamelott sortira à l’automne prochain.

Un jeu vidéo aussi, peut-être ?
Oui, mais j’ai refusé ! (rires) C’est encore en négociation. La série attire 4 millions et demi de téléspectateurs chaque soir, le Tome 1 de la bande dessinée s’est vendu à 100 000 exemplaires en deux mois, donc tout le monde peut se dire qu’on sera gagnant à sortir un jeu vidéo. Mais si c’est pourri, ça tombe sur moi ! Pour l’instant, M6 essaie de surfer sur la marque. Parfois, il faut leur dire stop. Moi, je veux que le jeu soit de qualité.

Merci imédias

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